Carnet d'écriture avec une couverture en liège, alternative végétale au cuir pour mes carnets artisanaux

Alternatives au cuir pour carnets artisanaux : liège, pomme et autres matières végétales

Je suis artisane relieuse, et depuis le début de mon activité, je n'ai jamais travaillé le cuir. Pas par position militante affichée, mais parce que je ne peux pas, pour des raisons qui touchent au bien-être animal. Dès le départ, j'ai donc cherché des matières qui correspondent à mes valeurs, tout en étant adaptées à la reliure : solides, façonnables à la main, durables dans le temps.

Voici ce que j'utilise, pourquoi, et ce qui existe d'autre dans ce secteur en évolution constante.

Le liège

Le liège est issu de l'écorce du chêne-liège

C'est ma première alternative au cuir, celle que j'utilise depuis le début pour les carnets d'écriture et en sur-mesure pour les carnets d'aquarelle, de croquis ou selon les projets de mes client.e.s.

Le liège est issu de l'écorce du chêne-liège. Il est récolté à la main, sans abattre l'arbre, qui continue de pousser et de séquestrer du carbone. C'est une ressource renouvelable, principalement cultivée en péninsule ibérique et au Maghreb, utilisée depuis des siècles pour bien d'autres usages que les bouchons de bouteilles.

Ce qui m'a convaincu pour la reliure : sa légèreté, sa résistance naturelle à l'humidité, et la façon dont il vieillit. Une couverture en liège ne se dégrade pas avec l'usage, elle s'assouplit. Elle ne réclame aucun entretien. Elle a une texture franche, naturelle, sans chercher à imiter autre chose. Je travaille avec des feuilles souples, suffisamment fines pour la reliure, suffisamment solides pour protéger le carnet dans la durée.


La matière végétale à base de pomme

matière biosourcée à base de résidus de pomme pour les carnets rechargeables et certains projets sur-mesure

Je propose aussi une matière biosourcée à base de résidus de pomme pour les carnets rechargeables et certains projets sur-mesure.

Ce matériau est fabriqué à partir de peaux et de pulpe récupérées après la production de jus, transformées en feuilles souples. Il contient environ 35 % de composants d'origine pomme, le reste étant un support synthétique nécessaire à sa tenue et à sa souplesse. Je préfère le dire clairement : ce n'est pas du cuir, et ce n'est pas non plus entièrement naturel. C'est un similicuir biosourcé, une alternative sérieuse au similicuir conventionnel d'origine pétrochimique.

Ce qui m'a retenu : l'aspect, proche d'un cuir lisse mat, la souplesse en main, et la tenue dans le temps. Pour les personnes qui recherchent cet aspect sans recourir au cuir animal, c'est une option que je propose avec confiance.


Ce qui existe d'autre

Simili cuir à base de fibres de feuilles d'ananas

D'autres matières végétales sont disponibles sur le marché et méritent d'être connues, même si je ne les utilise pas à l'atelier pour l'instant.

Le cuir à base de fibres de feuilles d'ananas transforme un sous-produit agricole autrement jeté en matière souple et résistante. Il est utilisé dans la mode et la maroquinerie, mais reste difficile d'accès pour l'artisanat à petite échelle.

Le cuir de mycélium est cultivé en laboratoire à partir du réseau de filaments des champignons. Il est biodégradable, personnalisable en texture, et sa production génère une faible empreinte carbone. Il est encore peu accessible en formats adaptés à la reliure artisanale.

Ces deux matières existent et se développent. Je les suis, sans pouvoir les proposer aujourd'hui dans des conditions qui correspondent à ma façon de travailler.

cuir de mycélium est cultivé en laboratoire à partir du réseau de filaments des champignons

Pourquoi ça compte

Choisir une couverture, c'est choisir ce avec quoi on va vivre plusieurs années. Le liège et la matière pomme sont disponibles sur la plupart de mes carnets (catalogue et personnalisables). Si vous hésitez entre les deux, je peux vous aider à choisir selon votre usage.

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